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Vélo tout terrain

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Le vélo tout terrain, abrégé VTT, ou vélo de montagne (en anglais mountain bike, abrégé MTB), est un vélo destiné à une utilisation tout terrain. Il est robuste et adapté aux terrains cassants. Dans leur jargon, les vététistes utilisent également le terme spad pour désigner leur VTT, probablement en référence au biplan S.XIII considéré comme un fleuron de l'aviation.

Sommaire

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La compétition [modifier]

Articles détaillés : Coupe du monde de VTT 2005 et Roc d'Azur.

Le VTT est une discipline datant des années 1970 venant des États-Unis (il est à noter que les précurseurs de ce sport sont des Parisiens du début des années 1950 : le Vélo Cross Club Parisien).

Plusieurs disciplines existent, les principales sont le trial, la descente, la descente marathon et le cross-country. Cette dernière est une discipline olympique[1] depuis 1993 et est apparue trois ans plus tard aux jeux Olympiques de 1996 à Atlanta. On compte également plusieurs disciplines plus orientées spectacle comme le dual slalom ou le 4 cross, inspirées du ski et du snowboard.

D'autres disciplines, comme le street, le freeride et le dirt apparaissent avec des compétitions. Il s'agit de disciplines provenant du BMX.

Le street se pratique exclusivement en milieu urbain. Il s'agit d'utiliser le mobilier à disposition.
Le dirt consiste à effectuer des figures lors du saut d'une grosse bosse sur une série.
Le freeride est quant à lui plus un état d'esprit qu'une discipline. On recherchera plus le côté ludique d'un sentier technique, que la performance et le rendement propres au cross-country. Cela n'est pas sans rappeler le ski ou le snowboard.

Il existe des épreuves d'endurance, sur 24 heures, disputées par équipes en relais comme celles de Spa organisées depuis 2001.

Bien que très peu médiatisées par rapport au cyclisme sur route, il existe pourtant de nombreuses compétions de VTT : qualifications locales et régionales, courses isolées, championnats nationaux et internationaux, etc. Comprenant la popularité du VTT, les constructeurs et équipementiers se sont investis dans la compétition en engageant des pilotes professionnels.

La randonnée [modifier]

Randonnée dans le sud de la France.
Randonnée dans le sud de la France.
Vélo tout terrain sur la neige.
Vélo tout terrain sur la neige.

La pratique de la randonnée à VTT est un sport répandu. La Fédération française de cyclisme met en place des itinéraires balisés spécialement adaptés aux randonnées VTT. Il en existe pour tous les niveaux. Ces itinéraires sont reconnaissables par les balises formées de deux disques et d'un triangle indiquant la direction à prendre. la couleur de ce logo varie selon le type de parcours,

  • logo jaune : petite randonnée communale (c'est généralement une boucle, sur un territoire limité);
  • logo rouge: rarement numéroté, randonnée intercommunale voire interdépartementale ou grande traversée, ce n'est pas une boucle;
  • logo marron ou foncé : il s'agit d'un site classé parc naturel c'est très certainement une boucle.

La couleur des numéros sur la balise indique la difficulté du parcours :

  • numéro vert : parcours très facile. En général court et facile à la fois, accessible aux enfants ;
  • numéro bleue : parcours facile. Plus long, jusqu'à 20 km ou quelques passages difficiles, parfois accessibles aux enfants ;
  • numéro rouge :, parcours difficile. Supérieur à 20 km avec plusieurs passages difficiles, cela nécessite une bonne forme physique ;
  • numéro noir : parcours très difficile. Ce sont des circuits vraiment difficiles, longs (35 km et plus) et techniques.

Il est demandé à tous les randonneurs de refermer les barrières qu'ils ouvrent pour passer, de nettoyer intégralement leurs zones de casse-croûte ou de camping sauvage avant de repartir. Il est conseillé, même pour de la randonnée, de porter un casque, il est bien sûr conseillé de préparer son itinéraire avec si possible une carte topographique, pour toute sortie en solitaire ou hors des circuits balisés. Si vous partez seul, emportez votre téléphone portable, votre carte et votre boussole car en cas d'accident il sera plus facile de demander de l'aide ou du secours si vous pouvez précisez votre position.

De plus les nombreux clubs de VTT affiliés aux fédérations, organisent tous les weekends ou presque des randonnées balisées accessibles à tous les niveaux pour une participation allant de 3 à 5 €.

Randonnée itinérante [modifier]

Plusieurs parcours de randonnées itinérantes existent en France :

Disciplines [modifier]

Le VTT se décline en différentes pratiques - ou disciplines.

Dirt [modifier]

Vélo de dirt et de street, nommé en l'honneur du dirter Aaron Chase
Vélo de dirt et de street, nommé en l'honneur du dirter Aaron Chase

Le dirt est une pratique proche du BMX, dans le fait que le but est d'effectuer des sauts (ex: camel, double, table, drome, saut à plat) qui sont notés par un jury et cela à l'aide d'obstacles naturels ou non. Mais à l'inverse du BMX, la pratique du dirt s'effectue avec un VTT généralement semi-rigide (qui possède une fourche à amortissement mais pas d'amortisseur arrière) ; en effet ce dernier dissiperait l'énergie des forces de pédalage. Les VTT sont slopping, c'est-à-dire que le tube supérieur se prolonge dans le tube reliant le tube de selle aux bases. Cette pratique consiste donc à effectuer des figures dans les doubles bosses ou autres tables qui composent le champ de bosses (ou piste de dirt). Les vélos pèsent entre 12 et 15 kg et possèdent une fourche avant très dure aux alentours de 100 mm de débattement.

Quelques exemples de VTT typés Dirt :

  • Cannondale Chase
  • Specialized P.3
  • Giant STP
  • NPJ Haussmeister

Street [modifier]

Le street, ou urban assault, se rapproche du BMX . Il s'agit de rouler dans un parc ou de s'approprier la ville, en se servant du mobilier urbain (murs, escaliers, bancs, murets, arbres etc.). Les cadres de VTT street sont très slopping, généralement en acier chromo 4130, et sont souvent montés avec des roues de 600 mm (24 pouces), ce qui les rend plus maniables. L'équipement est réduit au strict nécessaire : pas de dérailleur (singlespeed), et frein uniquement à l'arrière (singlebrake), mais il arrive parfois qu'ils soient montés sans freins (brakeless). Les fourches possèdent entre 80 et 100 millimètres de débattement ou n'en ont tout simplement pas, s'il s'agit de fourches rigides comme en BMX et Trial. Les vélos de Street pèsent entre 12 et 16 kg. Il est parfaitement possible de faire du dirt avec un vélo de street et vice versa. Même les professionnels du marketing n'ont pas encore séparés leur gammes street et dirt.

Quelques exemples de VTT typés Street : Blk Markt Mob, Union Street Bikes Molly, 24 Moon

Trial [modifier]

Il s'agit de franchir des obstacles (rochers, troncs d'arbre, etc.). Les enchaînements se font a très basses vitesses. Parfois même, le trialiste reste en équilibre sur un obstacle, saute sur un autre obstacle, stabilise son vélo et ainsi de suite. Les vélos utilisés ont un très petit cadre parfois sans selle, une longue potence et sont équipés de freins puissants, généralement à disque ou à patins hydrauliques (pour une plus grande précision au toucher).

deux variantes sont possibles:

  • le vélo trial, à roues de 20 pouces de diamètre (utilisés pour les enfants pour débuter, mais aussi par les adultes). Le pédalier est protégé par un sabot car la garde au sol est basse.
  • le VTT trial, à roues de 26 pouces de diamètre.

Quelques marques sont spécialisées dans le trial, telles que Koxx et Monty.

Randonnée et cross-country [modifier]

Article détaillé : X-country.
Vélo de cross-country Bianchi semi-rigide, utilisé par le champion du monde Julien Absalon
Vélo de cross-country Bianchi semi-rigide, utilisé par le champion du monde Julien Absalon

Appelé aussi XC pour X-Country (le X ayant la forme d'une croix, ou cross en anglais). C'est la discipline VTT la plus médiatisée, et la seule pratiquée aux jeux olympiques. Les parcours sont roulants et peu techniques, les marches franchies dépassent rarement 20 cm. Les vélos utilisés sont majoritairement des semi-rigides, les vélos tout suspendus étant trop lourds et les parcours pas assez techniques pour leur utilisation régulière. Au départ des grandes épreuves de cross-country, on ne trouve en général qu'une minorité de tout-suspendus. Grâce aux progrès des VTT tout-suspendus, leur utilisation se vulgarise. Les parcours proposés suivent la tendance et élèvent le niveau technique requis.

C'est une discipline que l'on peut pratiquer avec un budget d'environ 600 euros, équipement compris, et en débutant avec un niveau modeste.

Marathon [modifier]

Les parcours de marathon sont légèrement moins techniques que ceux de cross-country, mais surtout beaucoup plus long avec parfois 5 heures de suite sur la selle. La proportion de vélos tout-suspendus est donc plus importante qu'en cross country, pour des raisons de confort principalement.

Enduro, all mountain [modifier]

Scott Ransom, typé enduro, 150mm de débattement avant/arrière
Scott Ransom, typé enduro, 150mm de débattement avant/arrière

Cette discipline se pratique le plus souvent en montagne. Il s'agit de grimper la pente avant de la dévaler. Le rapport solidité-débattement/poids-rendement varie selon les vélos. En effet, plus le cadre est solide et plus il y a de débattement plus le vélo sera efficace dans les dénivelés négatifs; mais cela aura pour conséquence d'alourdir le vélo et de lui faire perdre du rendement (plus il y a de débattement, plus le vélo « pompe », voir plus bas), ce qui le rendra moins efficace dans les dénivelés positifs. Les vélos d'enduro pèsent entre 14 et 17 kg et ont un débattement généralement compris entre 120 mm et 170 mm.

Quelques exemples de VTT typés Enduro : Specialized Stumpjumper FSR (enduro light, 120mm de débattement), Scott Ransom (Enduro moyen, 150mm à l'avant et 165mm à l'arrière de débattement), Scott Nitrous (Gros enduro,limite freeride, 170mm de débattement)

Four-Cross ou 4X [modifier]

Article détaillé : Four Cross.
Course de 4X. Sur cette course, tous les pilotes ont des vélos semi-rigides
Course de 4X. Sur cette course, tous les pilotes ont des vélos semi-rigides

Le four-cross est une course très courte (1 à 3 minutes) qui, comme son nom l'indique, met aux prises 4 coureurs sur une piste descendante, agrémentée de virages relevés et de sauts (camel, double, table, drome, saut à plat). Les vélos sont extrêmement résistants mais ont moins de débattement que les vélos de freeride, puisqu'il faut garder de la nervosité (Le pilote pédale durant quasiment toute la course, ce qui n'est pas le cas en descente) Le débattement avant va de 80 à 120 mm et le débattement arrière de 0 (vélo semi-rigide donc) à 120 mm. Même s'il y a des sauts sur la piste, il n'est pas du tout nécessaire de faire des figures. Le but est d'arriver en bas le premier.

Quelques exemples de VTT typés Four-Cross :

  • Commencal Meta 4X
  • Cannondale Chase
  • Specialized P.3
  • Giant STP (1,2,ou3)
  • SE2CIALIZED "HardRock"

Descente [modifier]

Article détaillé : Cyclisme de descente (montagne).
Vélo de descente basé sur un cadre Ancillotti Tomaso
Vélo de descente basé sur un cadre Ancillotti Tomaso

Appelé aussi DH pour downhill : la descente est une discipline qui exige de la concentration, de la puissance musculaire et beaucoup de technique ; une combinaison protectrice - des gants et un casque intégral sont nécessaires pour éviter de se blesser en cas de chute. C'est une discipline qui se pratique contre la montre, chaque pilote passant au tour par tour sans jamais concourir simultanément. La piste est composée généralement par des pierriers, des marches, des doubles bosses, des virages relevés; le tout en descendant une montagne. En compétition, les courses durent de 3 à 5 minutes et le prix des vélos varie de 2000€ à plus de 25000€ pour la marque australienne mc cordanizé.

Les vélos de descente pèsent entre un peu moins de 16 kg pour les plus légers (Sunn Radical +) à un peu plus de 20 kg, le débattement monte parfois à 230 mm pour la roue arrière et est de 200 mm le plus souvent pour la fourche, ils possèdent aussi des fourches double Té comme les motos. Le poids est un élément important pour gagner de précieuses secondes, ainsi que la résistance des composants qui sont pour certains soumis à rude épreuve.

Quelques exemples de VTT typés Descente : Yeti 303, Intense M3, Ancillotii Tomaso, Mountain Cycles Shockwave, Santa Cruz V10, Kona Stab, Specialized Bighit, Commencal Supreme DH, Iron Horse Sunday, Trek Session 10, Norco A-Line, Norco Team DH, Brodie Devo, Vario Harissa etc.

Freeride [modifier]

Article détaillé : Free-ride (VTT).

Le freeride (ou "FR") est une discipline nouvelle du VTT ; elle n'est pas une pratique en elle-même mais elle prend son sens grâce aux nouvelles compétitions que l'on peut voir apparaître : slopestyle... Le freeride est avant tout un état d'esprit, c'est « rouler pour rouler » ; contrairement à la descente, il n'y a pas de contre la montre ; chacun fait du freeride à sa manière. Ce n'est pas forcément sauter 5 mètres avec un VTT tout-suspendu de 200 millimètres de débattement ; c'est choisir la meilleure trajectoire pour avoir le maximum de sensations. On peut alors effectuer des figures (tricks) à loisirs pour améliorer son style. Les vélos se rapprochent des VTT de descente mais le cycliste est un peu moins haut et sur l'arrière qu'en descente. Les systèmes de dissociation des forces de freinage (exemple : brake link de Cannondale) ne sont pas présents, vu que la performance est moins recherchée. En revanche, un effort un peu plus important est fait sur les systèmes anti-pompage car on ne pratique pas toujours le freeride à des endroits possédants des remontées mécaniques. Les vélos sont aussi moins chers : entre 2000 et 3000 euros, alors qu'un vélo de descente se négocie à partir de 4500€. On peut pratiquer la descente avec un vélo de Freeride, l'efficacité sera moindre, mais le plaisir tout aussi grand.

Quelques exemples de VTT typés Freeride : Kona Stinky, Cannondale Perp.

Géométrie des VTT tout suspendus [modifier]

Comme pour la fourche, l'ajout d'une suspension pour désolidariser les mouvements de la roue arrière du vélo a plusieurs objectifs :

  • offrir un meilleur contact entre la roue et le sol, pour avoir une motricité optimale même sur les terrains escarpés.
  • donner au pilote un confort d'utilisation supérieur en filtrant une partie des vibrations issues du sol et en évitant de les transmettre jusqu'à la selle.
  • permettre un pilotage plus permissif et approximatif, ou autoriser une pratique plus engagée sur des parcours rapides et accidentés tout en gardant le contrôle de son engin.

Bien sûr l'implémentation d'une suspension sur un cadre doit être réfléchie pour limiter les effets indésirables, tels que l'effet de pompage, qui dissipe une partie de l'énergie émise par le pilote lors du pédalage dans un mouvement du cadre de haut en bas, en particulier pendant l'ascension de pentes à fort dénivelé. Les cadres suspendus ont un second inconvénient : le poids, plus important que celui d'un cadre rigide, qui limite fortement leur utilisation dans le cadre de compétitions XC ou le poids est un facteur déterminant sur les courses peu techniques. Une suspension trop souple donnera un cadre « mou » et peu réactif, mais un grand confort grâce à un filtrage des aspérités du terrain très ample. Au contraire une suspension très dure apportera un comportement très vif et réactif, allant jusqu'à se rapprocher d'un cadre rigide, mais impliquera logiquement un confort de second choix. Le tout est de trouver le compromis idéal en fonction de la discipline pratiquée, associé à une technologie de suspension et à une géométrie adaptée.

Historique [modifier]

Les vélos tout-suspendus ont fait beaucoup de progrès depuis leur apparition au début des années 1990. Les premiers cadres tout-suspendus avaient tendance à être très sujets à l'effet de pompage. Les effets d'un freinage puissant détérioraient eux aussi les qualités d'un tout suspendu. En effet, dès que le cycliste touchait les freins, le vélo perdait de sa capacité à absorber les chocs.

Ces problèmes de pompage et de flottement au freinage furent en partie résolus au début des années 1990. L'un des premiers vélos tout-suspendu efficaces fut conçu par Mert Lawwil, un ancien champion de moto. Son vélo, le Gary Fisher RS-1, apparut sur le marché en septembre 1990. Il avait adapté les suspensions multiaxes des voitures de sport, et ce fut le premier « four bar linkage » en VTT. Ce design permettait d'éliminer les problèmes au pédalage et au freinage. Mais le design de Lawwlil n'était pas parfait, en effet, ce dernier ne pouvait utiliser les v-brakes et ne pouvait accueillir que des freins à disques. Ce n'est qu'au milieu des années 90 qu'apparurent des freins à disque légers et puissants. Les freins à disques du RS-1 étaient donc son principal défaut.

En 1991, alors qu'il travaillait pour AMP Research, Karl Nicolai conçut un vélo qui utilisait le système four bar linkage et qui acceptait les v-brakes (freins en V). Le vélo, fut commercialisé sous la marque AMP et une version atteint une production de masse sous le nom de Specialized FSR. Ce modèle devint une référence. Specialized racheta plusieurs des brevets de Nicolai et maintenant, tous les utilisateurs de four bar linkage paient des droits à Specialized (y compris l'inventeur du système Nicolai).

Depuis, les géométries, comme les amortisseurs, n'ont cessé d'évoluer pour offrir des qualités de plus en plus satisfaisantes.

Types de géométrie à l'heure actuelle [modifier]

Le Mono-pivot [modifier]

Ce système est d'une grande simplicité. Il fait appel à un triangle arrière simple et solidaire (d'une pièce, sans articulations) composé des bases, haubans, et d'une tige remplaçant le tube de selle. Ce triangle est relié au reste du cadre (triangle avant) par l'intermédiaire d'une seule et unique articulation, située au niveau du boîtier de pédalier. Pour des raisons de rendement (limiter l'effet de la tension de chaîne issue du pédalage sur le mouvement de la suspension), cette articulation est généralement positionnée juste au dessus du boîtier de pédalier, à la hauteur du second plateau. Il est utilisé par Morewood, Orange, Cannondale, Trek, Mountain Cycle, et est couramment utilisé sur les modèles bas de gamme de supermarché.

Le Four bar linkage (et sa variante le Faux bar) [modifier]

Ce système évolué se base comme son nom l'indique sur un "triangle" arrière composé non plus de trois mais de quatre éléments, dans le but de réaliser un parallélogramme déformable qui activera la suspension. Ces éléments sont :

  • un tube remplaçant le tube de selle du triangle avant
  • les bases
  • les haubans
  • une bielle située au dessous de la roue arrière, entre les haubans et le tube de selle.

Ces éléments sont associés aux quatre points d'articulations suivants pour permettre cette déformation :

  • pivot haut, qui réalise la liaison entre le tube de selle et la biellette. Cette liaison peut être présente aussi bien devant que derrière le tube suivant les implémentations, mais se retrouve la plupart du temps juste en dessous du tube horizontal du triangle avant.
  • pivot bas, situé entre le tube de selle et les bases. Ce pivot est dans la majorité des cas situé derrière le boîtier de pédalier.
  • pivot de roue, qui fait le lien entre les bases et les haubans. La position de ce pivot dissocie les Four Bar linkage des Faux Bar : pour le Four Bar ce pivot (appelé Horst Link, sous brevet Specialized) est présent sur les bases, devant la roue arrière, ce qui dissocie l'axe de la roue arrière du mouvement circulaire des bases par rapport au triangle avant. Au contraire, sur le Faux Bar ce même pivot est situé au dessus de l'axe de la roue arrière, sur les haubans, ce qui donne à la roue arrière un mouvement solidaire des bases, et donc circulaire par rapport au triangle avant, à la manière des mono-pivots. Le Faux Bar n'est donc plus un Horst Link est n'est de ce fait pas concerné par les problèmes de brevet.
  • pivot de biellette, entre le haut des haubans et la biellette, ferme le parallélogramme.

Les Four bar linkage incluent les vélos Norco "VPS", presque tous les vélos Specialized, les vélos Kona, Ellsworth, et Turner

Le VPP (Virtual Pivot Point - Point de pivot virtuel) [modifier]

C'est une géométrie qui fait varier le fonctionnement de la suspension en fonction de la manière dont celle-ci est activée. Le système VPP appartient pour le moment à Santa Cruz qui le vend aussi à Intense. Lapierre détient aussi un brevet important avec son système FPS2 qui équipe quasiment tout ses tout-suspendus. Les vélos Yeti utilisent un système de rail (voir photo plus haut du Yeti 303) réduisant le pompage. On notera aussi le système Maestro de Giant. Les brevets de chaque fabricant limitent beaucoup la production des autres fabricants.

Le Soft Tail [modifier]

Ce système, dépourvu d'articulation, repose sur la souplesse des bases arrière. Cette géométrie commence à tomber en désuétude parce que ces principales qualités (simplicité, fiabilité et légèreté) sont maintenant atteintes par d'autres géométries, plus efficaces sur les successions de petits chocs et sur les gros sauts. Cette géométrie est utilisée en cross-country, et fait appel à des matériaux possédant des propriétés mécaniques précises (le titane est très couramment utilisé). Le Soft trail est utilisé par Cannondale, Vitus.

Technologies d'amortisseurs [modifier]

Presque toutes les géométries de vélos tout-suspendus bénéficient des progrès dans la technologie des amortisseurs eux-mêmes. La géométrie du cadre et le positionnement des points d'encrage de l'amortisseur vont modifier considérablement la façon dont ce dernier va se comporter. En effet, le ratio "hauteur de montée de la roue arrière" / "compression de l'amortisseur" est propre à chaque implémentation de suspension, et qui plus est ce ratio peut évoluer lors de la compression grâce à l'emploi d'une géométrie spécifique, ou à l'ajout de bielles supplémentaires pour obtenir une compression non linéaire.

Les principaux constructeurs - dont Fox Racing Shox, Manitou, Rock Shox, DT-Swiss - créent des amortisseurs limitant le pompage.

Composition d'un amortisseur [modifier]

Un amortisseur est composé de deux parties : un ressort, qui emmagasine l'énergie lors de la compression et qui la restitue ensuite, et un système d'amortissement, chargé de dissiper cette énergie pour éviter un balancement indéfini de la suspension.

  • Le ressort, auparavant systématiquement composé d'un ressort métallique, a progressivement laissé là place à des amortisseurs à Air sur les modèles nécessitant peu de débattement (inférieur à 150 mm) pour diverses raisons, dont la possibilité de régler facilement la force du rebond en modifiant la pression de la chambre principale. Selon le modèle de suspension, la dureté recherchée et le poids du pilote la pression nécessaire peut aller de 3 bar à plus de 8. Le ressort métallique est tout de même conservé sur les cadres à fort débattement (200 mm) tels que ceux utilisés pour la descente, dans le but d'avoir une meilleure rigidité et une compression plus linéaire, et équipe également la majorité des modèles bas de gamme de grande surface pour des raisons évidentes de coût.
  • Le système d'amortissement est à de rares exceptions près mis en œuvre par un brassage d'huile. Lors de la compression / détente de la suspension, un bouchon disposant de faibles ouvertures traverse un cylindre rempli d'huile, situé dans la partie centrale de l'amortisseur. Ce mouvement force l'huile à passer dans les ouvertures, et dissipe ainsi l'énergie emmagasinée par le ressort. L'indice de viscosité de l'huile ainsi que la taille des ouvertures (parfois ajustable sans avoir à démonter l'amortisseur sur les modèles actuels) modifient profondément le comportement.

Dual Air [modifier]

La recherche d'une compression toujours plus efficace et plus sensible sur les petites aspérités a forcé les constructeurs à proposer des implémentations spécifiques en vue de se démarquer des concurrents. Rock Shox propose sur la majorité de sa gamme des versions Dual Air, qui disposent en plus du classique ressort formé par de l'air sous pression dans la chambre principale, d'une chambre secondaire dont le comportement est opposé. Cette seconde chambre a donc tendance à comprimer le ressort, lui donnant une meilleure sensibilité principalement sur les très petites aspérités.

Amortisseur à extension [modifier]

Scott Bicycle a développé pour son Genius (modèle XC) un amortisseur fonctionnant à l'opposé du sens conventionnel. En effet, au lieu d'être comprimé, cet amortisseur est détendu sur la suspension de telle sorte à être étiré lors du renfoncement de la roue arrière, donnant un meilleur comportement au ressort air.

Lock [modifier]

Pour gagner de la nervosité sur les passages roulants, de nombreux amortisseurs disposent d'une molette de verrouillage externe, qui ferme les ouvertures du système d'amortissement, et rend de ce fait la suspension totalement inefficace. En poussant ce principe de Lock plus loin, certaines marques, comme par exemple Fox Racing Shox, ont développé des amortisseurs multi-position qui offrent des comportement radicalement différents en modifiant la position d'une vanne, qui influence sur la taille des ouvertures du système d'amortissement. Les modes de fonctionnements du système d'amortissement sont alors optimisés pour la nervosité, ou le confort, ou un débattement maximal, ou une motricité optimale, etc. Ce système oblige tout de même le pilote à devoir modifier l'amortisseur en roulant, ce qui n'est pas forcément chose aisée suivant la position de l'amortisseur sur le cadre. Pour résoudre ce problème, certains constructeurs proposent en option une commande de blocage de l'amortisseur arrière au guidon, à la manière de ce qu'il se fait pour certains modèles de fourche.

Brain [modifier]

Specialized a présenté en 2003 le Specilazed Epic, possédant l'amortisseur Brain (cerveau en français). Cet amortisseur - fabriqué par Fox - utilise un ressort simple Air disposant d'une chambre de compression, mais est très particulier dans le fonctionnement du système d'amortissement lui même. En effet, même si il reprend le système de lock présent sur beaucoup de modèle concurrents, l'activation ou la désactivation du lock est ici laissée à la charge d'une masse d'inertie, positionnée dans un tube vertical. Cette masselotte (appelée valve d'inertie) gère l'ouverture du système d'amortissement en laissant passer plus ou moins d'huile selon sa position. Par défaut elle est maintenue par un ressort mécanique de manière à fermer totalement le circuit, privant ainsi le vélo de sa suspension et offrant alors un comportement proche de celui d'un rigide. Le mouvement de pédalage du pilote ne changera absolument rien à cet état, et l'effet de pompage tant redouté est supprimé. dès qu'un choc survient, l'inertie de la masselotte lui fait comprimer le ressort mécanique, et ouvre alors le passage de l'huile. La suspension trouve alors le fonctionnement d'un cadre tout suspendu classique. Une fois l'aspérité du terrain amortie, le ressort repositionne progressivement la masselotte en face de l'ouverture, bloquant de nouveau la suspension. Le premier vélo équipé de cette technologie avait pour vocation de s'attaquer au cercle fermé des semi-rigides typés X-Country en proposant un système de suspension qui offrait des performances identiques voire supérieures (meilleure motricité sur les passages cassants, meilleur contrôle de la trajectoire). L'Epic compte d'ailleurs parmi les quelques cadres tous suspendu utilisés dans des compétitions internationales (jeux Olympiques par exemple). Malheureusement, le surplus de poids occasionné par cette suspension a limité sa démocratisation.

Pilotage [modifier]

Pour profiter de son VTT, il faut connaître les bases du pilotage. En cross-country, on peut les résumer ainsi :

  • appui : le vététiste utilise 5 points d’appui : 2 au guidon, 2 aux pédales, et la selle ;
  • attitude : toujours regarder loin devant soi, pour pouvoir anticiper les difficultés ;
  • trajectoires : une règle d'or à l'approche d'un virage : après avoir adapté sa vitesse, on prend le virage « extérieur-intérieur-extérieur », ce qui signifie que l'on aborde le virage à l'extérieur, on vient ensuite toucher l'intérieur à la corde, puis on repart vers l'extérieur. Cette technique permet de garder un rayon de courbure large, donc une bonne adhérence ;
  • virages : toujours garder la pédale extérieure en position basse, la pédale intérieure étant ainsi relevée, et ne risquant donc pas d'accrocher ; on exerce une pression sur la pédale extérieure, pour maintenir le VTT sur sa trajectoire ;
  • montée :
    • position : il faut s'avancer sur la selle, et se rapprocher du guidon ; pour les montées particulièrement difficiles, avec peu d'adhérence, le vététiste se lève de la selle et se colle au guidon (technique de la « danseuse plaquée ») ;
    • anticipation : il convient de changer de vitesse avant l'effort ; en VTT, il faut « rouler souple » : toujours pédaler au même rythme ;
  • descente :
    • position : il faut décoller de la selle (voire baisser la selle), et placer son bassin d'avant en arrière selon les situations; les pieds sont sur les pédales (utilisez vos jambes comme amortisseurs, donc ne soyez ni trop raides ni trop mous), manivelles à l'horizontale. En plaçant le poids sur l'arrière, on allège la roue avant pour moins subir les obstacles - au détriment du contrôle de la direction. De même, en plaçant le poids sur l'avant, on donne de l'adhérence à la direction - mais on est contraint de mieux anticiper les trajectoires pour éviter les obstacles.
    • freinage : il faut adopter un freinage souple : ni blocage, ni mollesse ; la répartition habituelle est 60% à l'avant et 40% à l'arrière ; On conseil d'utiliser le freinage que lorsqu'on en a vraiment besoin, cela permet de prendre des virage plus rapidement et de faire des meilleurs temps, la plupart des gens croit la limite d'adhérence beaucoup plus près qu'elle ne l'est en réalité( évidement il faut être à l'aise avec sa monture);
  • passages techniques : devant une difficulté (souche, pierres, etc.), le vététiste se lève sur les pédales, et garde les manivelles à l'horizontale ; les bras et les jambes sont semi-fléchis ; La vitesse est adaptée à la difficulté rencontrée ; ainsi, il est possible de maîtriser son vélo ; une fois la vitesse d'approche adaptée, il ne faut plus fixer l'obstacle mais regarder loin devant (la trajectoire suit le regard) ; pendant tout passage technique, on garde constamment deux doigts sur les freins et il faut toujours rester concentré sur le terrain.

Les fédérations de cyclisme [modifier]

Il existe deux principales fédérations de cyclisme en France :

La FFC organise le championnat de France de VTT, ainsi que diverses compétitions. La FFCT ne s'occupe que de randonnées.

Il existe également l'Union française des œuvres laïques d’éducation physique, qui organise des compétitions et des stages de VTT.

Quelques marques [modifier]

Bianchi, Cannondale, canyon, Commencal, Cube, dDiamond, Decathlon, Devinci, Giant, GT, Intense, KHS, Kona, KTM, LapierreLAPIERRE, Marin, MBK, Merida, Merlin, Mountain Cycle, Msc, Nakamura, Nicolaï, Norco, Orange, Orbéa, Qbikes, Rocky Mountain, Santa Cruz, Scott, Specialized, Sunn, Titus, Trek, Turner, Vario, Viper, Vitus, Yeti, etc.

Champions [modifier]

Champions français [modifier]

  • Anne-Caroline Chausson 12 fois championne du monde de descente
  • Julien Absalon :
    • Champion de France 2004, 2005, 2006, 2007
    • Champion d'Europe 2005, 2006
    • Champion du Monde 2004, 2005, 2006, 2007
    • Coupe du Monde 2006
    • Champion olympique cross-country en 2004
  • Miguel Martinez, champion olympique cross-country en 2000
  • Nicolas Vouilloz, 10 fois champion du monde de descente en 11 ans
  • Cédric Gracia, champion Red Bull Rampage 2003, Coupe du monde de descente et de 4-cross.
  • Fabien Barel, vainqueur des championnats du monde de descente 2004 aux Gets et 2005 à Livigno, champion d'Europe, de France. Il a gagné une manche de coupe du monde de descente en 2005. Il est vice-champion du monde 2007.
  • Sabrina Jonnier, championne du monde de descente 2006.
  • Emmeline Ragot, championne du monde junior de descente 2002 et 2003.
  • Francois Gachet, champion du monde de descente 1994, champion d'europe 1995,vainqueur coupe du monde 1994
  • Eric Barone, Recordman du monde de vitesse à VTT sur neige à 222,223 km/h et sur terre à 172,661 km/h

Champions belges [modifier]

Champions canadiens [modifier]

Champions suisses [modifier]

  • Nino Schurter :
    • champion du monde Junior 2004, U23 2006;
    • Coupe du monde U23 2005, 2006, 2007;
    • Multiple champion de Suisse.
  • Christophe Sauser :
    • Vice champion du monde 2005, 2006;
    • Champion du monde de marathon VTT 2007.
  • Florian Vogel :
    • 3ème des Championnat du monde 2007;
    • Championd du monde du team relay 2006, 2007.

Date de création : 07/11/2007 @ 17h52
Dernière modification : 07/11/2007 @ 18h03
Catégorie : Technique
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